06 août 2007
Funambule
Funambule, je suis sur le fil
De mes envies contemporaines
Nourries par quelques peines
Demeurant durement indélébiles
Où est la sortie de ce w
De ce vague à l'âme
Il y a longtemps que l'on rame
Faudrait songer à filer
Traverser l'étendue à la nage
Et à bout de souffle
Oublier ce serpent qui siffle
Qui fait grandir cette rage
Funambule, prends ton envol
Tu as le droit à tes soleils
Mais... Tout se paye
Il te faut créer ta propre école
L'idéal, ce n'est que pour l'esprit
La réalité veut toujours le dessus
Elle sait pourtant qu'elle tue
La vie ne t'aura rien apprit
Tu n'auras rien vécu ici
Rien ne compte, rien ne se fige
Va falloir que tu piges
Que le temps aussi s'ennuie
Où est la sortie de ce w
De ce vague à l'âme
Il y a longtemps que l'on rame
Faudrait songer à filer...
Phare en dol
24 juillet 2007
Périple
Les cymbales ont pris congé
De la drôle de colère
Des démons, des roses trémiaires,
De cette partie de mon âme écorchée
Ô grands et tendres
Paradis de son errance
Ô chaleureuse et douce espérance
A quoi doit-on s'attendre ?
L'heure est aux oubliettes
Remplacée par le souffle de l'erreur
Que compose docilement en ré mineur
La petite fleur de mes défaites
Ô grands et tendres
Paradis de son errance
Ô chaleureuse et douce espérance
A quoi doit-on s'attendre ?
Danger d'amor, demi tour
Prendre le prochain train
Envoyé par un autre défunt
Pour assister au miracle dan la cour
Ô grands et tendres
Paradis de son errance
Ô chaleureuse et douce espérance
A quoi doit-on s'attendre ?
On est tous un désert
Lentement peuplé de souvenirs
De quelques coquillages, quelques rires,
Avec une ou deux parts d'enfer
Ô grands et tendres
Paradis de son errance
Ô chaleureuse et douce espérance
A quoi doit-on s'attendre ?
J'ai renvoyé ma conscience trop curieuse
Vers un nouvel éclat
Vers une étoile en chocolat
Qui la rendra moins soucieuse
Phare en dol
11 juin 2007
A part tes...
En aparté je devine
Un certain désarroi
Comme il vous incrimine
Votre silence en reste...Sans voix
En aparté toujours
Quelle drôle de situation
Expliquez-moi ce qui se cache en vous
Jugez-en mon entière...Dévotion
En aparté vous pouvez
Tout de même y mettre
Un peu du votre sachez
Que je ne souhaite pas vous y...Soumettre
En aparté uniquemnt
Ces choses ne se révèlent pas
Vous n'auriez pu faire autrement
Laissez-moi donc guider vos...Choix
En aparté rien n'a de sens
Où que cela soit peu importe
Il faut trouver l'essence
Et les errances vous trans...Porte
En aparté je m'égare
Je devrais réagir
Avant que vous ne me laissiez choir
Puisque votre être ne sait que vous...Trahir
En aparté pourtant
Tu pourrais chanter l'oraison
Douce mélancolie d'antan
Et mettre à part tes...Dérisions
Phare en dol
Photographie : Paris-émoi
Détente
Soirée-éclair entre deux
Verres d'élixir de vie
Au balcon de vos yeux
Votre coeur je ravis
La balancelle continue
Son petit chant grinçant
Qui peuple à perte de vue
Votre esprit grimaçant
Demain, rien ne sera
Pareil, bon gré mal gré
Vous renouvellerez tout cela
Encore un petit degré
Bientôt, vous traînerez derrière
Vous votre enveloppe vide
Au rythme des mystères
Dont vous êtes tant avide
Votre monde s'effondre
A l'intérieur de vous
Il vous faudra retendre
Votre existence au clou
Phare en dol
Photographie : Paris-émoi
04 avril 2007
Divagation souvenir
J'aime ces longues secondes
Où le temps semble s'arrêter
J'aime ces sons subtiles
Que l'air colle à la fenêtre
Tu paraîs briller dans l'univers
Vêtu de ton grand manteau triste et bleu
Tu paraîs si loin perdu là-bas
Poussière peuplant le paysage
J'aime quand plus rien ne condamne
Le jour durant lequel on demeure
J'aime quand une voix perd sa puissance
Tant le système est intouchable
Elle n'était pas un simple souvenir
Sans aucune couleur du passé
Elle n'était pas un rêve blotti contre toi
N'oublie pas sa présence immobile
J'aime quand le monde traverse
Ces espèces de crises de panique
J'aime quand rien ne s'éteint
Sans me demander l'autorisation
Nous étions les bienveillantes
Image de la providence
Nous étions sans nuage
Une simple lueur qui danse
J'aime quand vos yeux se voilent
Intempestifs dans leur seul prestige
J'aime quand plus rien ne vous limite
Et que votre feu rejaillit soudain
Vous n'étiez pas un absent
Une ombre qui erre dans un souffle
Vous n'étiez pas sans colère
Etreint par une douleur idéale
J'aime quand vos yeux se tortillent
Eux qui ne manquent pas d'amour
J'aime quand votre âme souligne
Indirectement l'horizon des êtres
Ils sont survenus sans prévenir
Animés par une grande angoisse
Ils sont parés de drame
Et cogneront toute la nuit à cette fenêtre
Phare en dol
Photographie : Paris-émoi
Oraison
A l'ombre de mes jours
Coule la vie
Le temps se fait trop lourd
Et timidement périt
Oraison d'un soir
Chante ta triste chanson
Tu n'as plus d'échappatoire
Je demande une rançon
Tes craintes phosphorescentes
Déjà sur le seuil
Fêtent ta descente
Revêtent le costume du deuil
Oraison d'un soir
Chante ta triste chanson
Tu n'as plus d'échappatoire
Je demande une rançon
Dimension tragique
D'une dernière journée
Aux allures atypiques
Et probablement oubliée
Oraison d'un soir
Ta litanie s'est éteinte
Ton âme vient de choir
Sans aucune étreinte
Phare en dol
Transfert
Hôte d'une seule nuit
Demande transfert immédiat
Condition de survie
Vous n'avez pas le choix
Hôte d'une seule nuit
Ne peut patienter dehors
Doit fuir le bruit
Vous possédez le Livre des Morts
Hôte d'une seule nuit
Désire une chose rare
Veut rejoindre sa mie
Vous devez préparer son départ
Hôte d'une seule nuit
Rêve de son Egypte natale
Ne sera jamais bannit
Vous allez l'enlever à Tantale
Hôte d'une seule nuit
Ferme ses grands yeux
Par le monde éblouit
Vous savez, il pleut
Hôte d'une seule nuit
Le coeur en friche
Aura-t-il droit d'asile
Vous n'aimez pas la triche
Hôte d'une seule nuit
Dans un mouvement de transparence
Laisse le monde derrière lui
Vous seuls repenserez à cette errance
Phare en dol
05 janvier 2007
Poetic world
Partout des coups de tonnerre
J'entends des cris de chaque coin
Une seule seconde et un de moins
Il faut fuir... La guerre !
Un gros nuage noir dans le ciel
De la fumée a envahi la ville
Je ne comprends pas ces jeux débiles
Ni ces gens guidés par leur fiel
Tout va mal finir par ici
Cela court dans tous les sens
Le monde est en transe
J'ai peur de ses lubies
Je ferme très fort les yeux
Les soldats font tout sauter
Une bombe par minute, ils prennent leur pied
Ce doit être périlleux
C'est connu, la connerie est humaine
Je pensais qu'l'univers était magique
Mais il est pire que chaotique
La terreur et la mort y sont reines
Personne n'échappe à son destin
Règle d'or, n'oubliez pas
Je dors à côté des rats
Planquée dans un souterrain
Les connards en vert occupent l'espace
Négligeant aucune rue, aucune maison
Ils fouillent, ils me trouveront
J'ai besoin d'air, je pars sans laisser de trace
Je marche dans un champ
Pas de vie au premier regard
Il aurait fallu mieux prévoir
Ils sont rapides comme le vent
Il n'y avait pas d'autre solution
Je ne pouvais plus attendre
Ils étaient en train de descendre
Au pas, comme le font les pions
Courir, courir au loin, sous la pluie
Aller le plus vite possible
Ma fleur en main je suis invincible
Rien à craindre, avancer sans bruit
Un mur de soldats soudain se dresse devant moi
Les armes en avant, immobiles machines
Leurs coeurs sans vie sont en ruine
Mais je brandis ma fleur, et j'entends chanter sa voix :
« Close your eyes, you're dreaming
Beautiful day, the sky is blue
You're a bird, you're flying
And nobody can touch you »
Phare en dol
Photographie : Marc RIBOUD
Routine
Oh là ! Toi devant
Se taire est coutume
Par ici, l'air que tu humes
Est toujours celui d'antan
Pas question d'aller de l'avant
De changer d'étoile ou d'écume
On ne devient pas une plume
Quand s'élève le vent
Tu peux te dire qu'en t'en allant
Disparaîtrait cette vilaine amertume
Il faut que tu assumes
Ta douleur même en dormant
Et toujours face au Levant
Une nouvelle larme s'allume
Au fond de ton oeil qui se consume
Avec un petit rire dément
Et le soir renaît le tourment
Accompagné de l'éternelle brume
Ton cerveau à nouveau fume
Brisé par le rêve indécent
Phare en dol
Photographie : Paris-émoi
31 octobre 2006
Automne
Automne
J'entends ton souffle qui résonne
Au loin
Le train des voyageurs
N'entrera pas en gare
Ce soir
Automne
Il faut que ça tonne
Par ici
Le train des voyageurs
A quitté les rails
C'est fini
Automne
Pourquoi faut-il qu'il y ait maldonne
Aide-moi
Le train des voyageurs
T'a emmené sans détours
C'est ainsi
Automne
Pour toi les feuilles tourbillonnent
Cette nuit
Phare en dol
Photographie : Paris-émoi











