Histoire d'être...

"Je cultive l'amnésie" Art Mengo

01 novembre 2007

Aparté

Aparté

hippocampe_1_MA10239327_0004


Il vaut mieux parfois rendre les mots muets. Car dans certains cas, ils sont trop bavard, ou peut-être, n'en disent pas assez. Ainsi, je vais taire les miens.

Pourquoi ? Parce que la vie est composée de carnets de voyage. Je referme celui-ci. J'en ouvre un autre, ailleurs, avec un nouvel univers, un autre monde. Peut-être en mettrai-je des bribes ici. Mais dans combien de temps ?

Phare en dol

Posté par Phare en dol à 21:49 - Apartés - Commentaires [2] - Permalien [#]

06 septembre 2007

Question






"Faut-il trahir son idéal

parce qu'on s'aperçoit qu'on ne peut pas

en vivre ?"


Vilhelm Ekelund

Posté par Phare en dol à 14:21 - Apartés - Commentaires [2] - Permalien [#]

06 août 2007

Funambule

Funambule




w_vague___l_ame




Funambule, je suis sur le fil

De mes envies contemporaines

Nourries par quelques peines

Demeurant durement indélébiles




Où est la sortie de ce w

De ce vague à l'âme

Il y a longtemps que l'on rame

Faudrait songer à filer




Traverser l'étendue à la nage

Et à bout de souffle

Oublier ce serpent qui siffle

Qui fait grandir cette rage




Funambule, prends ton envol

Tu as le droit à tes soleils

Mais... Tout se paye

Il te faut créer ta propre école




L'idéal, ce n'est que pour l'esprit

La réalité veut toujours le dessus

Elle sait pourtant qu'elle tue

La vie ne t'aura rien apprit




Tu n'auras rien vécu ici

Rien ne compte, rien ne se fige

Va falloir que tu piges

Que le temps aussi s'ennuie




Où est la sortie de ce w

De ce vague à l'âme

Il y a longtemps que l'on rame

Faudrait songer à filer...

Phare en dol

Posté par Phare en dol à 22:18 - Ma Poésie... - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 juillet 2007

Périple

Périple



Mur



Les cymbales ont pris congé

De la drôle de colère

Des démons, des roses trémiaires,

De cette partie de mon âme écorchée




Ô grands et tendres

Paradis de son errance

Ô chaleureuse et douce espérance

A quoi doit-on s'attendre ?




L'heure est aux oubliettes

Remplacée par le souffle de l'erreur

Que compose docilement en ré mineur

La petite fleur de mes défaites




Ô grands et tendres

Paradis de son errance

Ô chaleureuse et douce espérance

A quoi doit-on s'attendre ?




Danger d'amor, demi tour

Prendre le prochain train

Envoyé par un autre défunt

Pour assister au miracle dan la cour




Ô grands et tendres

Paradis de son errance

Ô chaleureuse et douce espérance

A quoi doit-on s'attendre ?




On est tous un désert

Lentement peuplé de souvenirs

De quelques coquillages, quelques rires,

Avec une ou deux parts d'enfer




Ô grands et tendres

Paradis de son errance

Ô chaleureuse et douce espérance

A quoi doit-on s'attendre ?




J'ai renvoyé ma conscience trop curieuse

Vers un nouvel éclat

Vers une étoile en chocolat

Qui la rendra moins soucieuse



Phare en dol

Posté par Phare en dol à 10:52 - Ma Poésie... - Commentaires [3] - Permalien [#]

Anna Mafleur

Anna Mafleur


Otto_Dix___Anita_Berber_1925



Anna, fleur, mafleur,  ô bien-aimée de mes vingt-sept sens, je t'aime !

Je t'aime - tu de tes te tes, je te, tu me. Nous ?

Cet aveu n'a rien à faire ici.

Qui es-tu, personne sans l'ombre d'un nombre ? Tu es, es-tu ?

Les gens disent que tu n'es pas. Laisse-les parler,

ils ne savent pas sur quel pied le clocher danse.

Tu portes ton chapeau sur tes pieds et tu te promènes

sur les mains, sur les mains tu te promènes.

Oh là ! Scie tes tobes rouges en plis blancs.

Je t'aime rouge Anna Mafleur, rouge je me t'aime !

Tu de tes, te tes, je te, tu me - Nous ?

Cet aveu n'a rien à faire ici, jetons-le dans la braise froide.

Fleur rouge, Anna Fleur rouge, comment disent les gens ?

Concours philosophique : 1° Anna rouge a une fleur dans le chapeau.

2° Anna fleur est rouge. 3° Quelle est la couleur de la fleur ?

Bleu est la couleur de tes cheveux jaunes.

Rouge est le parfum de ta fleur verte.

Ô toi, modeste fille dans sa robe de tous les jours,

animal vert, je me t'aime !

Tu de tes, te tes, je te, tu me - Nous ?

Cet aveu n'a rien à faire ici, jetons-le dans la boîte à braise.

Anna fleur ! Anna, a-n-n-a, j'épèle ton nom goutte à goutte -

Ton nom goutte comme de la graisse de boeuf fondue.

Le sais-tu Anna, le sais-tu déjà ?

On peut le lire aussi par derrière,

et toi, la plus belle de toutes,

tu es par derrière aussi bien que par devant, A-n-n-a.

Des gouttes de graisse de boeuf tombent carressant mon dos.

Anna Fleur, Ma Fleur, toi animal de gouttes, je me t'aime.


Kurt Schwitters (1919)

Peinture : Otto Dix, Anita Berber  (1925)

Posté par Phare en dol à 10:32 - Ils l'ont écrit... - Commentaires [1] - Permalien [#]

11 juin 2007

A part tes...

A part tes...



IMG_5752

En aparté je devine

Un certain désarroi

Comme il vous incrimine

Votre silence en reste...Sans voix





En aparté toujours

Quelle drôle de situation

Expliquez-moi ce qui se cache en vous

Jugez-en mon entière...Dévotion





En aparté vous pouvez

Tout de même y mettre

Un peu du votre  sachez

Que je ne souhaite pas vous y...Soumettre





En aparté uniquemnt

Ces choses ne se révèlent pas

Vous n'auriez pu faire autrement

Laissez-moi donc guider vos...Choix





En aparté rien n'a de sens

Où que cela soit  peu importe

Il faut trouver l'essence

Et les errances vous trans...Porte





En aparté je m'égare

Je devrais réagir

Avant que vous ne me laissiez choir

Puisque votre être ne sait que vous...Trahir





En aparté pourtant

Tu pourrais chanter l'oraison

Douce mélancolie d'antan

Et mettre à part tes...Dérisions



Phare en dol

Photographie : Paris-émoi

Posté par Phare en dol à 11:31 - Ma Poésie... - Commentaires [2] - Permalien [#]

Détente

Détente



IMG_2398



Soirée-éclair entre deux

Verres d'élixir de vie

Au balcon de vos yeux

Votre coeur je ravis




La balancelle continue

Son petit chant grinçant

Qui peuple à perte de vue

Votre esprit grimaçant




Demain, rien ne sera

Pareil, bon gré mal gré

Vous renouvellerez tout cela

Encore un petit degré




Bientôt, vous traînerez derrière

Vous votre enveloppe vide

Au rythme des mystères

Dont vous êtes tant avide




Votre monde s'effondre

A l'intérieur de vous

Il vous faudra retendre

Votre existence au clou




Phare en dol

Photographie : Paris-émoi

Posté par Phare en dol à 11:08 - Ma Poésie... - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 avril 2007

Divagation souvenir

Divagation souvenir



m_reflets_d_elles_A


J'aime ces longues secondes

Où le temps semble s'arrêter

J'aime ces sons subtiles

Que l'air colle à la fenêtre




Tu paraîs briller dans l'univers

Vêtu de ton grand manteau triste et bleu

Tu paraîs si loin perdu là-bas

Poussière peuplant le paysage




J'aime quand plus rien ne condamne

Le jour durant lequel on demeure

J'aime quand une voix perd sa puissance

Tant le système est intouchable




Elle n'était pas un simple souvenir

Sans aucune couleur du passé

Elle n'était pas un rêve blotti contre toi

N'oublie pas sa présence immobile




J'aime quand le monde traverse

Ces espèces de crises de panique

J'aime quand rien ne s'éteint

Sans me demander l'autorisation




Nous étions les bienveillantes

Image de la providence

Nous étions sans nuage

Une simple lueur qui danse




J'aime quand vos yeux se voilent

Intempestifs dans leur seul prestige

J'aime quand plus rien ne vous limite

Et que votre feu rejaillit soudain




Vous n'étiez pas un absent

Une ombre qui erre dans un souffle

Vous n'étiez pas sans colère

Etreint par une douleur idéale




J'aime quand vos yeux se tortillent

Eux qui ne manquent pas d'amour

J'aime quand votre âme souligne

Indirectement l'horizon des êtres




Ils sont survenus sans prévenir

Animés par une grande angoisse

Ils sont parés de drame

Et cogneront toute la nuit à cette fenêtre


Phare en dol

Photographie : Paris-émoi

Posté par Phare en dol à 03:04 - Ma Poésie... - Commentaires [1] - Permalien [#]

Philippe Delerm, Le Buveur de temps


Envol_01


          Voilà, c'est ça. Je suis un ami inconnu. Je viens sur terre pour nouer entre nous ce lien fragile qui n'a pas de nom. Pas encore. Amour, amitié, tendresse, les mots sont codifiés, pour un usage et des rapports précis. Mais entre nous, ce sera bien plus vague.
          J'étais bien dans ma bulle. Je le sens maintenant à la fraîcheur de l'air d'ici, qui brûle un peu ; l'air de ma planète était parfait, il ne déchirait pas la poitrine, ne donnait pas envie de bouger, de changer. C'était un long sommeil, les yeux ouverts dans les eaux du soleil. C'était la solitude aussi, mais je vous regardais. Êtes-vous bien sur terre ? Excusez-moi. Êtes-vous bien, sur terre ?
          Votre réponse est un silence, l'ébauche d'un sourire au coin des lèvres. J'aime bien ce silence, où je sens quelques gouttes de temps pur à la tristesse douce-amère. J'aime bien ce sourire, l'humour est la pudeur des jours -- vous êtes tellement civilisés.

Philippe Delerm, Le Buveur de temps

Posté par Phare en dol à 02:45 - Ils l'ont écrit... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Oraison

Oraison


Personne_02

A l'ombre de mes jours

Coule la vie

Le temps se fait trop lourd

Et timidement périt




Oraison d'un soir

Chante ta triste chanson

Tu n'as plus d'échappatoire

Je demande une rançon




Tes craintes phosphorescentes

Déjà sur le seuil

Fêtent ta descente

Revêtent le costume du deuil




Oraison d'un soir

Chante ta triste chanson

Tu n'as plus d'échappatoire

Je demande une rançon




Dimension tragique

D'une dernière journée

Aux allures atypiques

Et probablement oubliée




Oraison d'un soir

Ta litanie s'est éteinte

Ton âme vient de choir

Sans aucune étreinte


Phare en dol

Posté par Phare en dol à 01:59 - Ma Poésie... - Commentaires [1] - Permalien [#]



Page suivante »